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La gestion au service du projet

Le financement du projet associatif est aujourd’hui un enjeu majeur.

La décentralisation, la réforme générale des politiques publiques, les contraintes communautaires ont modifié profondément les règles du jeu. Subvention, appel à projet, marché public, délégation de service public… les modes de financement sont à la fois plus divers et plus contraignants. Chacun d’entre eux induit un type de relations particuliers entre les institutions publiques et les associations.

Pour les responsables associatifs il n’est pas facile d’avoir des repères, il n’est pas facile de monter un dossier ; la gestion des moyens (budget, emplois, locaux) est parfois complexe. Ce sont toutes les caractéristiques du projet associatif qui peuvent s’en trouver affectées…

La gestion d’une association nécessite des compétences et des connaissances notamment administratives, techniques et législatives que, bien souvent, les membres du « bureau » (président, trésorier, secrétaire…), méconnaissent dans un premier temps.

Ces savoirs faire sont pourtant indispensables à la survie d’une association. Ils concernent, notamment, pour la plupart ; la recherche et la bonne gestion des ressources humaines et matérielles.

Dans le cas de l’accueil de jeunes enfants vous allez faire appel notamment à de nombreux repères réglementaires et légaux obligatoires. Bien souvent les responsables d’une association ont recours à leur propre expérience personnelle de leur métier imaginant que leurs savoirs faire professionnels puissent être transférables, et donc subvenir, à la réussite de leur association.

Pourtant les problématiques des associations, et des membres qui les composent, sont rarement identiques à celles du monde de l’entreprise. Le volet humain, bien plus que l’aspect “production” prime sur les motivations qui unissent des individus autour d’un projet associatif. Ce projet a en plus la particularité de mettre en place des conditions d’accueil pour des jeunes enfants qui plus est, sont les enfants des parents qui gèrent l’association. La coopération entre le collectif de parents et les professionnels se devra d’être la plus harmonieuse possible en respectant les places et fonction de chacun. Une autre valeur s’affirme ici, tandis que d’autres finalités, que le seul profit matériel, incitent les bénévoles à se réunir et à donner, délibérément et sans réserve aucune, de leur temps et de leur énergie.

Gérer une association, n’équivaut donc pas, pour ses dirigeants, à cheminer comme pour le fonctionnent commun d’une entreprise.

Le circuit des décisions, par exemple, est bien souvent plus “horizontal” que “vertical, tandis que l’accompagnement des bénévoles, requiert beaucoup d’habilité, de tact et une certaine connaissance de la nature humaine. Également chaque projet animant une association doit être, dans toutes ses parties stratégiques et importantes, clairement défini et validé par l’ensemble de ses membres.

Le projet collectif se devra de fédérer l’ensemble des individus acteurs tout en respectant les individus dans leurs particularités sociales et culturelles. Ces différences doivent être un facteur clé de partage de l’ensemble des valeurs qui fédèrent et unissent les bénévoles et les professionnels autour du projet commun. Voici schématiquement et en quelques points clés, les facteurs qu’il conviendra de définir et d’analyser constamment afin de parvenir à la réussite d’un projet associatif :

  • Bien définir la problématique abordée dans chacune des activités stratégiques de l’association ;-
  • Suffisamment analyser le contexte et être en capacité dans la mesure du possible de décrire avec précision, son "environnement" et les motivations qui ont conduit à exprimer un projet sur cette question ; les attentes de la société (collectivités locales, Etat, financeurs) sont aussi à prendre en compte dans l’analyse du contexte.
  • Les objectifs généraux, c’est à dire ce qui distingue le projet à long terme. A savoir : quelles sont les actions destinées à mettre en pratique le projet, ses moyens concrets - financiers, techniques et humains, qui aideront à atteindre l’objectif global ;
  • Les activités et les actions à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs ;
  • La méthode : c’est aux « dirigeants » élus de l’association d’indiquer la méthode désignée pour la mise en oeuvre du projet ; d’identifier les objectif et atteignables du projet de l’association et de garder à l’esprit les buts poursuivis ;
  • Les adhérents de l’association. : qui sont-ils, comment participent-ils à la vie de l’association, leur rôles, etc. ;
  • Les outils : suivi et évaluation. Pour évaluer à court, moyen et long terme l’efficacité des actions mises en oeuvre par l’association ; les critères d’évaluation doivent être travaillés avec finesse pour ne pas se tenir aux seuls critères quantitatifs que nous suggèrent voire imposent les financeurs publics
  • Les leviers économiques de l’association : cotisations, subventions, financements privés et institutionnels.

C’est, en prenant en compte l’ensemble de ces paramètres schématiques que l’association pourra pérenniser l’efficacité de son projet et garantir l’adhésion durable et l’investissement personnel des parents et/ou des adhérents et des professionnels. Il s’agira en somme, non seulement d’avoir le plaisir de faire quelque chose, mais également de le partager avec autrui.

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