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Juin 2016 - Communiqué commun Unaf, Uniopss, Acepp sur les résultats d’une étude sur les gestionnaires de crèches

Juin 2016 - Communiqué commun Unaf, Uniopss, Acepp sur les résultats d'une (...)

La Cnaf vient de publier une étude sur les coûts de fonctionnement des crèches. Combinant des aspects qualitatifs et quantitatifs, l’étude montre que le modèle de gestion des crèches par les associations est plus performant : à la fois économe, compétitif et qualitatif avec une part du budget plus importante consacrée à leurs personnels. (Réf. : L’e-ssentiel n°163-2016).

Lire le communiqué de presse commun à l’Unaf, l’Uniopss, l’Acepp et à dix autres organisations : L’étude Cnaf sur les gestionnaires de crèches/Les crèches associatives sont plus performantes.

Les associations, des gestionnaires de crèches éclairés et responsable.

L’étude indique le coût horaire moyen d’un établissement d’accueil de jeunes enfants soit 10,18 € avec des variations importantes. Elle précise que la forme de gestion est un facteur important de variation de ce coût.
Alors qu’il est de 11,54 € pour une entreprise privée, de 10,64 € pour le secteur public, il n’est que de 9,25 € pour un gestionnaire associatif.
Ce coût de fonctionnement inférieur de 20 % par rapport à une entreprise privée correspond pour un établissement de 20 places à un écart de budget annuel de plus de 80.000 €.

Investir dans l’associatif n’est pas économiquement un mauvais calcul pour les institutions publiques sans pour autant remettre en cause les équipes et les projets

L’associatif consacre une part importante du budget aux salaires et donc aux conditions de travail et aux nombres de personnes auprès des enfants : 6,83 € est consacré aux salaires par les associations, 6,52 € pour le privé lucratif et 9,28 € pour le public. Ainsi c’est près de 74 % du budget d’une association qui est consacré aux adultes qui s’occupent des enfants alors que dans une entreprise ce ratio n’est plus que de 56%.

En terme d’achats, les associations sont aussi bien placées par rapport aux autres gestionnaires (0,81 € pour les associations ; 1,07 € entreprises privées ; 0,61€ par le public).

Tous ces chiffres montrent que le secteur associatif n’est pas mauvais gestionnaire et que ce modèle économique a sa pertinence car il arrive au quotidien à mener des projets et dans la mesure des possibles à bien mettre l’humain au cœur de son action.

L’associatif en terme de création de places n’est pas non plus complètement inopérant comme le laisse supposer certaines communications…
En effet, l’Observatoire nationale de la petite enfance 2015 (page 26) indique que si l’associatif ne participe qu’à 18 % dans la création de places, il contribue à près de 30 % dans les hausses d’agréments. L’observatoire indique bien que ce sont les collectivités territoriales qui restent les principaux créateurs de places.

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